Aymeric Maini, dernière ligne droite

Le compte à rebours est lancé ! Le 30 janvier, Aymeric Maini sort son premier album « Sun is Back on the Way », produit en terres nantaises, par le Label Do You Like, et enregistré à Trempolino. Les visuels de l’album ont été réalisés par un duo de graphistes nantais, les Feebles. Un regroupement de talents de la région pour un album pop haut en couleurs.

Photo bandeau © Aurélie Crouan

Tu sors ton premier album dans quelques jours, quelles sont tes impressions ?
C’est à la fois excitant et assez flippant, parce que c’est tout autant un aboutissement qu’un commencement, l’aboutissement de nombreuses heures de travail et de questionnements et le lancement de ces nouvelles chansons. On est un peu entre deux, on ne sait pas trop si on fête la fin d’une époque ou le début d’une autre, idéalement les deux à vrai dire… Mais je me rends compte de tout le chemin que j’ai parcouru. J’ai sorti mon premier E.P en 2013 et j’ai fait beaucoup de concerts avant d’en arriver à cet album..! Pour la soirée de lancement de l’album, on m’a un peu laissé les clés de Stéréolux, donc c’est un beau challenge ! Surtout que c’est toujours plus facile de jouer en dehors de Nantes que dans sa propre ville.

cover aymeric

Pourrais-tu nous expliquer la manière dont tu as préparé et réalisé cet album ?
Cet album, c’est un an et demi de travail. A travers cet album, ce sont beaucoup de choses qui me tiennent à cœur qui se dévoilent : tu sais, avant de se lancer dans la production de l’album, on a tourné les choses, les airs et les paroles mille fois dans sa tête. J’ai réalisé les premières maquettes en octobre 2014. Nous avons produit l’album à deux, avec David Darricarrère, qui m’a aussi aidé sur les arrangements. Après une longue phase de gestation, de vingt maquettes nous sommes passés à neuf titres pré-produits. Enfin, l’enregistrement cet été à Trempolino a été suivi du mixage et du mastering à l’automne et de la mise en fabrication en novembre. Et nous voilà déjà en janvier ! Le délai de fabrication a été très long car j’ai choisi de sortir cet album sous forme de CD et de vinyle. En bref, c’est toute une aventure !

Pourquoi le vinyle ?
C’est vraiment un support qui se développe de nouveau : j’avais déjà eu beaucoup de demandes à ce sujet avant même l’enregistrement de l’album. Surtout que le CD se vend quand même de moins en moins bien. Dans le vinyle, il y a l’objet, authentique, auquel nous avons ajouté une carte de téléchargement pour que les gens accèdent aussi à la version numérique pour l’achat d’un vinyle. Selon moi, cela permet une autre écoute. Avec le numérique, on consomme juste un titre, parce qu’on aime bien ce titre en particulier ou qu’il passe en soirée. Je trouve que ça ne transmet pas complètement le lien avec l’artiste. Au contraire, avec le vinyle, j’imagine bien une scène de dimanche après-midi, où l’on profite d’un moment de partage privilégié avec l’artiste. Et le son n’est pas le même !

Quelles ont été tes sources d’inspiration ?
C’est vraiment l’aboutissement d’un tout. J’ai voulu créé quelque chose entre la soul, le blues, la pop, le funk..! Ce qui m’importait vraiment, c’est que ce soit centré autour de la pop, pour que ce soit facile à digérer et un peu universel. J’aimerais que mon album soit apprécié par tous les publics, petits et grands, surtout que j’ai mêlé des titres pour danser, d’autres pour pleurer, etc.

« Take Me Home » : une référence à la région nantaise ?
Non pas vraiment. En fait, dans tous les textes de l’album, j’ai essayé de faire en sorte que le texte puisse parler à tout le monde, résonner différemment pour chaque personne. Dans « Take Me Home », c’est l’histoire d’une personne qui vit une sorte de marasme sentimental et qui s’habitue à cette situation, que ce soit le célibat ou l’enchaînement de relations amoureuses qui échouent. Tout d’un coup, une autre personne fait irruption dans sa vie et change tout, pour le bonheur amoureux absolu. C’est un peu un message d’espoir, qui s’adapte à tout le monde car on a tous vécu à un moment ou à un autre un échec amoureux. « Take Me Home », ça serait donc : « emmène-moi avec toi, dans ce nid d’amour que l’on construira ensemble ».

Et pourquoi as-tu choisi d’écrire tous tes textes en anglais ?
D’abord, j’écoute beaucoup de musique afro-américaine. Ensuite, j’aime beaucoup les voyages. J’en ai fait quelques-uns et j’ai surtout très envie d’en faire d’autres. Au cours de mes voyages, j’ai fait beaucoup de rencontres et l’anglais était vraiment un trait d’union entre tous. Et quand je me dis que je vais être amené à voyager avec cet album, j’ai envie d’être compris par les gens que je rencontrerai en chemin.

Ta carrière est déjà bien lancée : quelle rétrospective sur tes diverses expériences, en groupe et en solo ?
J’ai commencé par accompagner des gens. J’ai beaucoup appris en regardant les autres faire, on m’a fait confiance et ça m’a permis d’apprendre le métier. Avant de faire de la musique mon métier, j’ai travaillé en entreprise. J’étais chef de produit pour une société qui vendait des instruments de musique, puis je me suis occupé des artistes qui utilisaient nos instruments, j’étais en relation avec leurs managers, leurs attachés de presse, etc. Tout ça m’a aidé à construire mon projet, à me créer un réseau, et à lancer ma carrière professionnelle en 2010, car ce métier c’est un sacré challenge !

Tu avais suivi une formation musicale particulière ?
Non je suis autodidacte, mais ça fait 23 ans déjà que je joue de la musique. C’est plus long d’apprendre comme ça, mais ça se fait de manière plus instinctive et au fil des rencontres. J’ai l’impression que trop de livres et de théorie, ça tue un peu la créativité !

Quel programme pour ces derniers jours avant la sortie de l’album ?
Le programme va être chargé ! Je rencontre France Bleu et France 3 entre aujourd’hui et demain (ndlr: les propos ont été recueillis le 26 janvier 2016), France 3 vient même nous voir répéter. Il y a aussi beaucoup de répétitions qui sont prévues. Et j’ai proposé à divers artistes de venir à Stéréolux samedi, on prévoit quelques surprises, mais ça nécessite beaucoup d’organisation !
Aymerci Maini sera en concert pour la sortie de son album le 30 janvier à Stéréolux, toutes les infos ici.

Site de Aymeric Maini

 

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