BANTAM LYONS – OH CORDÉLIA!

Manchester, sa grisaille, les années Thatcher. Oui mais non, enfin pas exactement. Difficile de ne pas y croire et pourtant, ces quatre exilés brestois sont basés à Nantes. Il faut dire que la pop ciselée de Bantam Lyons exhale les doux parfums mélancoliques de la « Perfide Albion ». D’ailleurs nos amis britanniques ne s’y sont pas trompé, le quatuor s’exporte régulièrement outre-Manche (Psy Fest, International Live Music Conference, Oui Love Night, The Great Escape Festival), et étoffe là un peu plus un palmarès déjà conséquent. La classe internationale certes, mais les pieds solidement ancrés sur terre (cf. interview).
Rule Britannia donc, puisque cet EP vinyle Oh Cordelia! était à l’origine destiné uniquement au marché britannique, sorti une nouvelle fois sur label Kshantu, maison de qualité s’il en est (Mansfield.TYA, Hint, Dead Hippies…). On aurait eu tort de nous en priver.
Touché par la grâce, Bantam Lyons semble transformer tout ce qui l’entoure en beauté triste et énigmatique. Pour preuve, ce clip délicat et très esthétique de When Lips Turn Purple titre tout en énergie qui ouvre le disque. Changement d’univers, avec White Things avec sa voix suave et inquiétante, le tout distillé dans un je-ne-sais-quoi d’électro-indus torturée. On termine avec Melatonin, ballade pop plus classique et son titre clin-d’œil au précédent opus (ou peut-être un morceau échappé de l’album Melatonin Spree). Une certaine récurrence dans la thématique du sommeil. Pourtant, on ne peut pas dire que les garçons se soient endormis sur leurs lauriers, enchaînant les disques (un album et un paquet d’EP’s) au rythme stakhanoviste d’une sortie pratiquement par an. Avec Oh Cordelia!, Bantam Lyons nous offrent une face A très solide, qui nous laisse présager du meilleur. En tout cas, c’est tout ce qu’on leur souhaite.

Photo bandeau : Bantam Lyons – DR

 

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