DE BEAUX BALBUTIEMENTS

La belle surprise de ce début d’été nous vient, une fois n’est pas coutume, de Vendée : Can No Hey Picnic. Un patronyme comme  celui-là, des titres comme « Insolation pour un vampire diabétique » ou encore « Lave vaisselle et table basse », y a comme qui dirait des points qui sont déjà marqués. Ajouté à cela un packaging  fait maison où l’on apprend que le certain Miguel Robin crédité sur la pochette joue du toy-piano, des casseroles, du yukulélé, du mélodica en plastique, de la basse, de la guitare, du piano, de la mandoline, du kazoo, du clavecin, des maracas, de l’orgue, mais aussi du tableau d’éveil, de la demi lune en plastique, du ballon de baudruche et se fait accompagner par Sophie la Girafe ou encore de Barbie Larsen. Difficile de résister à l’envie et à la curiosité. Très vite, on perçoit le grand enfant que doit être Miguel Robin, seul maître à bord ! Le studio s’apparente à une chambre d’enfant, et de cette chambre sonnent sept morceaux interprétés en solo ou presque qui rappelleront les premiers enregistrements de Yann Tiersen ou plus encore ceux de Pascal Comelade. Totalement instrumentales, les ritournelles de Can No Hey Picnic sont colorées, naïves et inspirées. Au-delà de cet univers enfantin, Can no hey pic nic réussit à bien agencer tous ces sons et instruments, chose pas si aisée que de tenir une mélodie avec des sons parfois déviants mais aussi extrêmement riches et différents. C’est réussi ! Tiens, je vais faire découvrir ce disque à mon petit neveu de 15 mois, lui qui adore les Pascals. Et à mon père qui en a 78 lui qui aime bien Yann Tiersen et les musique de cirque. J’ai encore jamais réussi à faire écouter les mêmes trucs aux deux…

 

 

 

canoheypicnic

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Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d'info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d'autres choses.

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