CHRONIQUE A SINGER MUST DIE

Si leur nom laissait présager d’une folk torturée, c’est finalement une pop funambule qui se dégage de A Singer Must Die. Après plusieurs mutations, le désormais sextet marche sur un fil haut perché pour nous fredonner une pop au caractère schizophrénique. Tour à tour orchestrale, romantique, psychédélique, théâtrale ou mélancolique, la parade de leur Vénus est un défilé aux effluves britanniques, où l’ambivalence de rythmes guillerets taquine sans cesse des mélodies introspectives. Teintée d’aspérités, la nymphe bicéphale flâne dans un parfum d’énigmes et foule des sonorités toujours très atmosphériques. Car dans cet album où le paradoxe est roi, la déesse peut aussi bien s’avérer robuste comme la pierre pour finalement s’effriter comme une statue soumise aux affres du temps. Dans quelques envolées planantes, où les sifflotements frivoles flirtent avec la voix contemplative du chanteur, elle irait même jusqu’à chatouiller l’astre tellurique du même nom. Malgré quelques fragments de fébrilité et un accent anglais fragile, ASMD a su trouver le juste contrepoids pour la déambulation de leur Vénus. Et puis, n’en déplaise à Maître Cohen, aucun chanteur n’a été maltraité pendant l’élaboration de leur album ! Album qui sort aujourd’hui même, ce 16 juin 2014.

Crédit-photo : DR

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Clip -Black Limo

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