COSMOS : HUIT PIEDS SUR TERRE

En l’an 1997 paraissait Young team de Mogwai, leur tout premier disque, un disque qui marquera cette année musicale. En 1997 naissaient Younès, Alexis, Julien et Victor à Angers ou ailleurs. L’ascendance musicale de ces tous jeunes Angevins avec Mogwai est flagrande, leur humilité belle à lire et leur humour appréciable. Rencontre avec Cosmos, pas peu fier de sortir leur premier disque Atlas, chroniqué ici même.

Photo bandeau : Joshua Photographie
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Si vous deviez écrire votre biographie, qu’est-ce que vous écririez ?
Alors là, question facile, voilà un copier/coller de ce qu’on envoie quand on nous demande une description du groupe : Né en 2015, le groupe de post-rock angevin COSMOS évolue dans la pure tradition du genre, instrumental, et utilisant les codes de God is an astronaut, Caspian ou encore Mogwai pour embarquer son public dans son aventure astrale. Les guitares sous delay et reverb tirent des lignes soignées, poussées par une section rythmique planante multipliant les montées en puissance vers des sommets plus brutaux, souvent saturés, mais toujours mélodiques. Alternant entre ambiances rêveuses et zones de turbulence, le vaisseau COSMOS est entre de bonnes mains. Fin 2016, COSMOS sort son premier 5 titres, « Atlas », un voyage initiatique dans l’univers du groupe.
Mais bon, c’est écrit par nous pour notre promo, alors on n’est pas très objectifs !

 

« Le post-rock est une musique qui raconte des histoires, et çà çà nous plait ! « 

 

Vous avez la vingtaine, quel regard portez-vous sur la musique que vous jouez ? Qu’est-ce qu’elle vous procure ?
C’est un exutoire pour tous les quatre. Quand on en écoute ou qu’on joue, ça permet de lâcher les choses qui nous prennent la tête pendant 4 ou 5 minutes… voire plus parce que c’est du post-rock, une musique très aérienne qui nous permet de nous détendre ! Le post-rock est une musique qui raconte des histoires, et çà çà nous plait ! C’est instrumental et donc très universel, ça reste très ouvert et ça se ressent dans nos visuels qui laissent place à l’imagination pour que chacun puisse se raconter sa propre version. D’ailleurs, en parlant d’histoires, le post-rock est souvent défini comme de la musique de films, faite avec les instruments du rock (+ beaucoup de pédales d’effet haha). On communique pas mal avec la musique aussi, sûrement plus que quand on parle. On est amis au-delà de la musique, alors partager ça ensemble c’est super cool.

 

« Difficile à dire ce qu’on aime chez Mogwaï, sûrement les sonorités blindées d’effets et la façon de composer des musiques très narratives ».

 

On sent de manière très claire des inspirations Mogwaï, c’est une influence revendiquée ?
Ils sont un peu les papas du post-rock, c’est une influence revendiquée. Difficile à dire ce qu’on aime chez Mogwaï, sûrement les sonorités blindées d’effets et la façon de composer des musiques très narratives. Et ça fonctionne, tout simplement. Malheureusement, on ne les a jamais vus. Mais pour ce qui est des influences, Cosmos est plus proche de groupes comme Jakob, Caspian, God is an astronaut ou If these trees could talk. On se reconnaît dans leur façon de jouer et composer et on s’en inspire beaucoup.

Ce 1er ep, c’est un peu un rêve ?
C’est sûr qu’on avait depuis quelque temps le projet d’enregistrer cet EP. Il a été enregistré en une semaine à l’été 2016 à la Conserve Studio, près d’Angers, par Clément Ménard qui a également fait le mix et le mastering. C’était une très bonne expérience et on est satisfaits du rendu. C’est un projet de longue haleine : le disque physique vient de sortir, en janvier 2017, alors que l’idée nous est venue en 2016, à peu près à la même date. Ce qui a repoussé les échéances, c’est un manque de disponibilité de chacun d’entre nous. Mais ça nous a aussi permis de nous donner le temps de réfléchir à quoi notre EP allait ressembler, aussi bien pour l’audio que pour le visuel. D’ailleurs l’idée de faire un beau petit objet en format digipack est venue assez tard.

Pourquoi pas un album ?
On a eu une discussion très animée à ce sujet, pour savoir le nombre de musiques qu’on allait enregistrer, et lesquelles on allait choisir. On a finalement opté pour un 4 titres, qui est devenu un 5 titres avec l’outro San Junipero. C’est une première sortie, mais il y en aura très certainement d’autres, d’une durée sûrement plus longue… Vraiment, c’est une énorme fierté d’avoir notre petit carton de CDs tous beaux, et ça nous fait plaisir de recevoir des bons retours sur notre musique ou sur le CD physique.

 

« Il y a une énorme dose d’incertitude et de galère dans le monde de la musique, alors pour nous qui jouons un style de niche, on n’en parle même pas ».

 

La scène angevine pour vous c’est qui, c’est quoi ?
Notre grosse inspiration angevine c’est Zalem, un groupe qui n’existe plus (à moins d’une reformation qu’on espère…), un groupe incroyable de post-rock, qui nous a fait découvrir le genre avant même qu’on connaisse tous les autres groupes, et qui est un de nos groupes préférés. On ne connaît pas d’autres groupes de post-rock à Angers. Il faut aller un peu plus loin pour les trouver, on a joué par exemple avec les Vendéens de Athome et les Mayennais de Mont Dérive. On rêve de jouer avec les Rennais de Totorro qui sont aussi une grosse influence. Au niveau national, on adore Ezekiel aussi, qui ont un show magique. Sinon à Angers, dans  d’autres styles, on aime Vedett, nos copains de Beastly, Sheraf, les High Sausages, Feel Good Ink

Quelles sont un peu nos ambitions ?
Notre ambition à court terme est de prendre de la place sur la scène angevine. Pour l’instant, ça se passe comme on le veut, on a une bonne série de dates à venir, et on se fait connaître petit à petit. Trois d’entre nous sont  étudiants, et on n’a pas l’intention de faire de la musique notre unique métier. Bien sûr, si on avait la certitude de pouvoir en vivre, on se lancerait immédiatement ! Mais il y a une énorme dose d’incertitude et de galère dans le monde de la musique, alors pour nous qui jouons un style de niche, on n’en parle même pas.. Mais l’envie est bien là, et on a l’intention de jouer sur de belles scènes.

Le dernier concert vu ?
Deux d’entre nous ont vu Totorro récemment, et on va voir Russian Circles à Stereolux bientôt !

Le dernier disque acheté ?
Les derniers achetés ça doit être Stigme de Zalem, et le premier album du groupe Atmospheres.

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Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d’info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d’autres choses.

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