D-Drone – Davidiennes

À l’écoute du nouvel album de D-Drone, on se laisse emporter dans une aventure sonore éclectique et riche d’univers différents. Du rap au beat numérique en passant par l’électrorock – noisy à souhait, les genres s’entrecroisent dans un mélange déglingué. Déglingué ? Non… Pas vraiment, car au fil des titres se forme une structure musicale bien échafaudée : Davidiennes démarre sur une rythmique hip-hop à laquelle viennent s’enchevêtrer des envolées lyriques constituées de cordes ou d’orgue électronique. Ambiance chaotique (notamment Orphelinarium réalisé avec Alaskam) et Spacy, qui évolue au fur et à mesure vers une atmosphère bien plus rock et électro. Les voix qui s’intercalent sur cette création sonore détiennent une couleur humaine ou robotique… Les flots percutent (Chima Anya sur The Voices), sont lourds (D-Drone sur Permutante) et lancinants (Raoul Sinier avec Snail Man), le chant s’inscrit tel un instrument à part entière dans le tissu des mixes, des samples et des arrangements de l’artiste. Sombre et hypnotique, l’escapade sensitive vers laquelle nous embarque D-DRONE tient davantage de la performance sonore que de la simple émission de titres musicaux. Grinçantes, mélodiques et addictives, Les Davidiennes se déploient telles des voiles sous une tempête dans le canal auditif qui nous sert de machine sensorielle. Un voyage plaisant dont on se souvient longtemps.

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Facebook Mendicity Records

Rédactrice, amatrice de musiques électroniques et d'arts interactifs, je me passionne pour les pratiques culturelles émergentes de la société contemporaine.

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