Dames nature(s)

After the Bees est le projet d’Alexandra Guillot, qu’elle fait naître en solo en 2011. Formation à géométrie variable, qui a connu de deux à quatre musiciens, le version duo actuelle date de 2014. Après un travail assidu à l’Olympic fin janvier, le duo sort un disque ce 14 février au Jardin des Plantes. Une histoire de nature toujours ! Rencontre avec Alexandra pour évoquer ce projet.
Crédit-photo bandeau After the Bees : Matthieu Fabert

 

Y-a-t-il une symbolique à chercher dans le nom ?
C’est l’idée de la fin d’un monde et du début d’un autre. C’est aussi l’idée que de toutes petites choses peuvent avoir un gros impact sur leur environnement proche ou lointain, et qu’il est important de réfléchir à nos actes au quotidien.

Vous, Cécile et toi, sortez un 1er disque produit par Benoît Gauthier que l’on retrouve sur beaucoup de projets, très féminins d’ailleurs/ Pourquoi ?
Benoît nous a contactées car il était séduit par le projet. Après une belle rencontre avec lui, il est apparu évident que nous allions travailler ensemble. Cette collaboration fut riche, et nous a tous fait grandir.

Ce disque, comment le définir ?
C’est l’aboutissement de plusieurs années de travail, sur la recherche d’un univers, d’une identité. C’est une première photographie du projet, qui nous semble fidèle.

Qu’est-ce-que tu trouves dans le duo guitare/harpe d’un point de vue purement musical ?
Avec cette formule, nous sommes sur un fil, la mise à nu est nécessaire et nous pouvons pousser le travail sur les nuances et les émotions à transmettre.

La complicité entre vous réside dans quoi ?
Une forte amitié, un rapport semblable au besoin d’expression musicale. Un bonheur à travailler ensemble aussi, avec une exigence commune.

Vous avez effectué un travail lors d’une résidence à l’Olympic. Il a porté sur quoi ?
Cela faisait des mois que nous parlions d’un besoin de comprendre et réfléchir les morceaux avec les techniciens qui nous accompagnent (Michel Bonhoure au son et Stéphane Etienne à la lumière). Cet axe de travail nous a amenés à réenvisager l’interprétation des morceaux, et le rapport à nos instruments. Ce travail qui bouscule intimement nous a tous soudés, autour du propos du projet. Une vraie chance de pouvoir travailler dans ces conditions!

Vous êtes revenues à une formule duo, pour quelle(s) raison(s) ?
La vie des groupes! ce n’était pas forcément une volonté de notre part, mais finalement nous y avons trouvé quelque chose qui nous convient complètement…

Cat Power ou PJ Harvey ?
Je dirais que mon coeur est plus attaché à PJ Harvey depuis un paquet d’années! Mais Cat Power revient souvent dans les retours que l’on a de la part des gens… C’est aussi une artiste que j’affectionne!

Le futur proche et lointain ?
Nous sommes en pleine actualité de sortie d’EP, donc pas mal de concerts dans les mois à venir. Nous sommes aussi en pleine structuration au sein de l’association Bees Production que nous avons créée et qui porte After the Bees. Dans les mois à venir nous espérons trouver un tourneur, un éditeur… Bref nous travaillons beaucoup au développement du projet!

Pourquoi une release party au Jardin des Plantes ?
On avait surtout envie d’un lieu atypique, poétique, en lien avec la nature, et capable d’accueillir du public en février ! Le Jardin des plantes a accueilli notre projet avec enthousiasme, et le service des espaces verts nous accompagne joliment pour cette journée, en proposant de goûter à des infusions à base de plantes cueillies dans le jardin,avec du miel des ruches de la Chantrerie. Il y aura aussi une distribution de sachets de graines de fleurs pour les insectes pollinisateurs…

Sortie officielle de « Resting love » le 14 février 2015 (concerts à 15 et 16h30) dans la serre de l’île aux palmiers, au jardin des plantes de Nantes…

 

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Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d'info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d'autres choses.

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