DISQUAIRE DAY : UN WESTERN MODERNE

Samedi 19 avril, c’était le Disquaire Day, la fête internationale du disque créée en 2007 au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et en 2011 en France par le Calif.

Alors qu’aux débuts du Disquaire Day, qui furent relativement confidentiels, en tout cas dans les médias, ce sont des centaines d’articles qui ont relayé l’information cette année. Le principe est simple : les labels proposent aux disquaires indépendants des disques en édition limitée disponibles uniquement pour cet événement. En France, 230 disquaires ont joué le jeu.

Rencontre avec un client, M!rador, DJ, programmateur chez Radio Prun’ et digger de vinyles.

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LE DECOR

La veille, j’avais fais un peu la fête… je me réveille à 9h50, en speed, je me dis, merde, je suis à la bourre. Je saute du lit, je me lave les dents et hop, je file à Mélomane (ndlr, le disquaire nantais participant à l’opération), j’y arrive… En fait, ça n’ouvre qu’à 11h… Ouf ! Y a quand même déjà trois personnes qui sont là… Une grand-mère et deux jeunes. Y a toujours un moment où, dans la file quand tu attends, tu croises les regards des autres qui attendent également, tu lances des regards suspicieux… et finalement tu demandes : « t’es là pour quoi toi? »… et là, tu respires. Ceci dit, cette année, c’était bien plus civilisé que les autres années. Une fois passé le moment de doute, on s’est tous mis à discuter et à partager nos goûts musicaux. C’était plutôt un très chouette moment!

LE CHOIX

On a la liste de ce que les disquaires vont avoir assez tard. Du coup, ce n’est pas forcément évident de pouvoir tout écouter avant. Je trouvais que cette année, il y avait moins de choix que d’habitude, mais j’avais quand même fait une bonne sélection. De dehors, alors que j’attendais, j’ai pu apercevoir par la fenêtre le bac world qui m’intéressait. J’y suis allé directement, j’étais le premier dessus, et j’ai pu faire mon choix. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il y en a pour tous les goûts. Mais il faut faire attention. Ce sont souvent des rééditions avec un packaging différent, un vinyle de couleur. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est quand il y a des morceaux inédits, mais ce n’est pas forcément le cas… Dans la précipitation, tu peux te faire avoir. Sur le site du Disquaire Day, on te dit que tel exemplaire est limité à 150 exemplaires… ce qu’ils ne te disent pas, c’est que c’est limité à 150 exemplaires en France, mais qu’il y en a 3000 en tout dans le monde… Forcément, il y a du business qui se fait avec cette opération. Mais en fin de compte, l’important c’est que les disquaires indépendants s’y retrouvent.

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LA NOTE

En tout, j’ai dépensé un peu plus de 200 euros… dont environ 100 euros pour des disques estampillés Disquaire Day. C’est finalement un bon produit d’appel pour acheter d’autres choses.. En même temps,  je ne sais pas si j’ai vraiment besoin de ça pour acheter d’autres disques ;-). J’ai un copain qui a fait le Disquaire Day et qui n’a rien acheté de la sélection. D’autres personnes qui faisaient la queue venaient spécialement pour un disque et ne sont pas partis avec autre chose. Je pense à la grand-mère notamment, elle était envoyée par sa fille pour acheter le Chinese Man… Je doute qu’elle ait acheté autre chose ne serait-ce pour elle, mais ça lui aura au moins permis de rentrer chez Mélomane!

 

M!rador mixe le 17 mai au Bateau Lavoir et au BPM dans le cadre de l’inauguration des 15 ans de Radio Prun’. Plus d’infos très vite.

Crédits Photos: Chloé Nataf

 

Chloé Nataf, chargée de développement des musiques enregistrées. Spécialisée dans la distribution, commercialisation et le numérique. Passionnée par les changements du numérique sur notre société. Adore les pêches à la ligne, les vinyles, les bondieuseries, le kitsch. A ces heures perdues, le jour elle brode, la nuit elle mixe.

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