DJOKOVIC – PADY / CALIGULA

Il y a chez Djokovic quelque chose de simple et terriblement percutant, cet esprit un peu fougueux et inventif que l’on trouve entre autres dans les premiers disques de Pavement, sur les titres les plus mélodiques comme sur les plus branques. Djokovic est un joli ensemble de « bouts », un collier de perles : les perles Bantam Lyons, la perle Slow Sliders mais surtout le « pendentif » Thibaut Derrien, tête pensante de ce projet qui donne une sacrée gravité, gravité dans le sens de pesanteur, à leur musique pourtant tout en apesenteur. Ce compositeur ingénieux entouré de ses trois camarades, met en musique des portées agiles avec une énergie heureuse, un entrain beau à entendre. Tel un brouillard océanique, les jolies nappes de claviers nous enveloppent, les voix décomplexées et résonnantes semblent venir du large, la batterie « métronomée » comme la basse ondulante et les guitares cristallines transpercent ces masses vaporeuses. La féérie de Grizzly Bear, le psychédélisme des Flaming Lips, Djokovic les incarne, les Bretons s’en réfèrent à une indie pop et son ADN aussi audacieuse qu’espiègle. Pady et Caligula, les deux morceaux jouissifs de cet e.p., 3è du nom, parus sur le web-label brestois Beko,  annoncent un album pour cette année. Armez-vous de patience, ces deux cavalcades pourraient rendre l’attente plus difficile qu’il n’y parait… Vous êtes prévenus…

 


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Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d'info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d'autres choses.

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