FAUSTINE SEILMAN – THE NIGHTWATCHER

Six longues années qu’on était sans nouvelles de Faustine Seilman. Son dernier album, The Long Life’s Journey, avait été composé à quatre mains avec The Healthy Boy. Leurs deux chants diamétralement opposés y accouchaient de vrais moments de magie folk, sur l’indémodable modèle de la Belle et la Bête.
Sur le nouveau disque de la pianiste nantaise, partie entre temps respirer l’air du Lot, il n’y a plus d’Healthy Boy. Mais la magie, elle, opère toujours, et même plus que jamais. De l’instrumental Ode to the Owl – et son piano aérien à la Satie – qui ouvre la démonstration, jusqu’à la pop song finale The Shelter – et sa classe à la Lisa Germano – qui la clôt neuf morceaux plus tard, on est servi pour un moment question grâce et volupté.
Entre les deux, on tombe sur des ambiances crépusculaires à la Nick Cave (Carry On) ou majestueuses à la Scott Walker (Bright Side of Night). Une comptine joyeusement mélancolique s’invite à la fête (Little Bird). Une balade paisible prend soudain des airs de cavalcade effrénée (Four Walls). Les grandes prêtresses Nico et Bridget Saint John se font des oeillades (The Nightwatcher, qui donne son nom à l’album)…
Si les chansons de Faustine Seilman – épaulée par une flopée d’amis de la scène pop folk nantaise-, n’ont rien perdu de leur élégance évanescente, elles ont par contre gagné en profondeur, en relief, en diversité, en rugosité aussi. L’année est encore longue mais on fait le pari : The Nightwatcher figurera tout en haut dans la liste des plus beaux disques folk de 2017.

En concert le 24 juin au Ferrailleur (Nantes) – 18h, gratuit

 

Photo bandeau : Faustine Seilman – Benjamin Ferré

 

 

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Little Bird | Faustine Seilman (vidéo officielle) from Tamara Seilman on Vimeo.

S'intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin à la musique en général. Pop, folk, rock en particulier.

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