Festival CABLE#8 à l’Atelier Raum : Louder, faster, stronger !

CABLE# a commencé. C’est parti pour quatre jours de festival de sons, d’images et de mots. Retour sur la première soirée à l’Atelier Raum avec Poule Poutre (Nantes), Fusiller (Paris) et Nah (Usa)

Dès notre arrivée Poule Poutre est là, aux machines, et sera le fil rouge de la soirée, avant et après les deux autres groupes. Comme tous les participants de la soirée (et de tous le festival probablement), on aura du mal à l’étiqueter et à le ranger bien sagement dans sa case (Merci ! C’est tout ce qu’on demandait!). Sur ce coup-là, on essaiera de faire tenir la bête quelque part entre hip hop, musique électronique et minimale. Des morceaux, comme de longues plages étirées, lancinantes, qui s’approchent d’une sorte de transe électronique. Un beau projet à suivre!

Poule Poutre
Poule Poutre

Voici venu le temps de Fusiller. On comprend enfin à quoi aurait pu servir nos cours de techno au collège si on y avait compris quoi que ce soit. On regrette… Fusiller, dos au public, joue du potard et de la table de mix, avec ses petits modules fabriqués maison, il bidouille et triture. Ça fait Bliiiiip, Blooop, Krrrrr et Puiiiiiii, ça boucle, ça reboucle encore, ça distortionne, et ça crie aussi, fort, très fort. Toujours dans la transe, on est plus proche du jeu vidéo malsain et noise (Sonic?!) que de la séance de bricolage au club d’électronique de Mr Martin.

Fusiller
Fusiller

Nos oreilles avaient déjà subit l’assaut de Fusiller, une petite pause pour s’en remettre et Nah prend place. Premier mot (pour le technicien son ) : Louder ! (plus fort !) Tout est dit. L’homme à la batterie, au sampler et autres va envoyer un mur du son hip hop, noise, punk, trash (Quoi d’autres… on ne sait plus trop… les styles… aucune importance…) pendant 45 minutes (peut-être moins ou plus… on ne sait plus trop… le temps… aucune importance…). Une fois que nos oreilles ont compris qu’elles n’auraient pas de repos ce soir, quel pied !! Le seul truc qui doit se rapprocher de ce mec, ce doit être Death Grips pour donner une idée. On n’est pas dans Whiplash, quand Nah se met à saigner (vraiment), ce n’est pas parce qu’il joue vite (pourtant le mec joue vite), ni fort (pourtant le mec joue fort, très fort) mais parce qu’il est parti, hors de lui, son corps cogne, comme ses baguettes. Une belle brute ! On en redemande!

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Nah

On part de la soirée, rincé, les oreilles décapées, heureux. Merci la musique du 21eme siècle ! Merci CABLE# !

CABLE#8 ce n’est pas fini, encore 3 jours! Toute la programmation et les infos sont là : http://cablenantes.org/site/

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