GRABUGE DANS LE PÉDILUVE, VOUS AVEZ DIT SÉRIEUX ?

Née du simple plaisir de prononcer ces quatre mots, l’appellation « Grabuge dans le pédiluve » a tout du nom de festival que l’on retient et qui met le sourire aux lèvres. Sujet à bien des interprétations, il en dit long sur le côté « fun » que veulent lui conférer les associations Assault Phonik et La Bande Rugueuse, porteuses de ce nouveau festival. Rencontre avec Sylvain et Dianic, deux des étais de cette soirée folle et festive.

 

Photo bandeau : Guili Guili Goulag – DR

 

 

Vous parlez d’associations saugrenues qui portent Grabuge dans le pédiluve, kesaquo ?
Sylvain : Pour être tout à fait franc, j’avais l’idée de faire une phrase d’accroche qui ne veuille rien dire, ou pour dire que c’est un peu tout et n’importe quoi, et que le but ultime du projet, c’est bien de s’amuser. Alors, pour en revenir aux assos, il y a La Bande Rugueuse et l’Assault Phonik. Cette dernière a été en sommeil pendant presque 10 ans. On l’a ressorti des cartons et surtout on a voulu s’associer aux autres associations du Bois Joubert, le lieu où aura lieu l’événement, lieu autour duquel gravitent des structures réunies au sein du collectif La Bande Rugueuse.
Dianic : C’est un énorme domaine de 56ha dans le parc de Brière, c’est un lieu protégé, naturaliste, qui appartient à une association de Brest qui s’appelle Bretagne Vivante qui milite pour la protection de l’environnement en Bretagne aussi bien sur des espaces extérieurs que des bâtis etc. Le Bois Joubert accueille trois assos artistiques (spectacle vivant, arts plastiques) et des productions de l’agriculture biologique. Le Grabuge émane donc de l’Assault Phonik et du collectif La Bande Rugueuse.

 


Koonda Holaa – Ange Bruneel

 

Quel serait l’objectif du festival ?
S : Susciter la curiosité. Comme tu peux le voir, il n’y a aucune tête d’affiche, c’est totalement volontaire. On ne veut pas d’un groupe qui prenne le dessus et qui prenne trois fois plus d’argent que les autres. Le public doit nous faire confiance et venir avec l’envie de découvrir. Nos deux seules motivations sont faire plaisir au public et nous faire plaisir. Rien de plus, rien de moins.

Vous êtes à contre-courant d’une logique de festival, si logique il y a, avec des têtes d’affiche que l’on retrouve un peu partout ?
D : Oui, mais on le fait naturellement, sans vouloir être à contre-courant. On ne créé par l’événement pour être en opposition à quelque chose, c’est spontané, c’est notre façon de faire et notre façon de penser. On organise cet événement en accord avec nos idées, c’est instinctif, ça se créé sur le moment et rien ne dit qu’il y aura un Grabuge dans le pédiluve l’an prochain.

 


LpLpo – DR

 

Est-ce que vous vous situez dans des réseaux alternatifs ou indépendants ?
S : Personnellement, j’ai travaillé auparavant à L’Embobineuse à Marseille, lieu qui m’a permis de découvrir des groupes, une scène indépendante, et m’a aidé dans ma façon de produire la musique. Je fais aussi un peu de tournée en tant que sonorisateur, notamment avec les Belges de Choolers Division, ça me permet de découvrir des groupes aussi dans ce milieu indé.

Vous parlez dans la présentation du festival sur le dossier de presse de « laisser une trace », qu’est-ce-que cela signifie ?
S : C’est une blague, on n’a pas cette prétention. Il n’y a aucune trace à laisser, c’est une phrase d’accroche un peu débile qui aille avec le flyer un peu farfelu. C’est une forme d’humour, on déconne un peu trop peut-être ☺

 

 

Pour ce qui est de la programmation, comment l’avez-vous construite ? Y-a-t-il une logique ?
S : Il y a la logique de ne pas proposer de tête d’affiche. Tous ces groupes que l’on connaît vont participer à l’ambiance que l’on veut donner, un truc sans prétention, pour le fun. On est aussi volontairement partis dans différents styles, du blues à l’électro, en passant par le free-jazz, le break-core. Ce sont des groupes que je connais et qui m’ont bluffé sur scène, des groupes en totale autonomie, sans tourneur ni label, en DIY. Nous proposerons aussi des performances visuelles avec l’artiste vidéaste Kalamityframe et une projection de film « surprise ». Ca permet d’ouvrir un peu le champ et ne pas se cantonner à la musique.

Comment le festival est-il financé ?
S : Le festival est intégralement autofinancé, sans mécène ni sponsor. Nous fonctionnons avec les entrées qui sont en prix libre, ça fait partie de notre état d’esprit. On vise tout simplement à rentrer dans nos frais. Il n’y a pas de grosses dépenses non plus, donc ça devrait aller.
D : Nous proposerons des stands de restauration vegan, un terrain pour planter sa tente, et nous insistons aussi sur le covoiturage car le parking sera limité et sur le fait que les chiens ne seront pas admis. On se trouve pratiquement dans une ferme, ce n’est pas vraiment conciliable.

 


 

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Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d’info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d’autres choses.

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