L’IRMA : CHANGEMENT D’EPOQUE

Association basée à Paris et créée en 1986, le Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles (Irma) vient d’annoncer il y a quelques semaines la disparition de son réseau de correspondants en région, et de ses centres d’information spécialisés (Centre Info Rock, Centre Info Musiques Traditionnelles, Centre Info Jazz). Que dire de cette décision ?

L’irma (qui l’annonce ici) souhaite engager une mutation profonde de son organisation pour répondre  aux enjeux contemporains et remettre ses comptes à flot ! Si l’information n’a jamais eu autant de place dans notre quotidien, elle poursuit sa mutation profonde délaissant le papier, au bénéfice d’une information réactive, directe et interactive et collaborative. Mais comment ne pas s’interroger sur la nécessité de l’administration de l’information, via un réseau vivant et pro-actif, via des personnes et des compétences ? Cette décision confirme la fragilité de la ressource en termes de reconnaissance de la fonction, et bien sûr de financements. A l’exemple du Réseau Ressource national qui tente de survivre.

Historiquement, les correspondants de l’Irma ont formé, depuis 1994, un réseau structurant pour les musiques actuelles et bien au-delà d’une circulation de l’information. Avec le réseau Printemps, on retrouve souvent les bases des structurations territoriales, et le développement des musiques actuelle en Pays de la Loire n’est pas étranger à cette histoire. Cette démarche a donné lieu à  la création de lieux, de projets multiples sur l’ensemble du territoire national.  Aussi, même si toute structure doit évoluer, se remettre en cause, ajuster et parfois prendre des décisions, force est de s’interroger sur l’absence d’une vision globale tant attendue par la filière. Le ministère de la culture principal financeur et l’irma ne peut s’affranchir d’un débat national, d’autant que cette situation est une des conséquences de l’arrêt de la réflexion autour du Centre National de la Musique.

Une trentaine d’organisations professionnelles et de réseaux régionaux et nationaux (SMA, Fédélima, Réseau Ressource, Polca, Fracama, Le Pôle régional des musiques actuelles, Le Rama…) signent un communiqué commun, demandant « un temps de travail concerté au plan national sur la fonction de la ressource et d’accompagnement de la filière des Musiques Actuelles ». Ces mêmes organisations professionnelles demandent également « un rééquilibrage des moyens consacrés à notre secteur qui,  30 ans après le début de leur prise en compte par les collectivités territoriales et l’Etat, continuent de souffrir d’un manque de reconnaissances et de moyens pour proposer aux populations et aux publics une offre de qualité. »

Dans la région, l’information ressource repose sur des correspondants CIR, CIMT et CIJ (Cécile Arnoux et Lucie Brunet pour Trempolino et Cyril Gohaud pour le Pannonica), le réseau Tohu Bohu (le même qui porte ce webmedia), le Pôle régional Musiques actuelles.

 

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