JUMO : L’ÉLECTRO POUR EXPÉRIMENTER

JUMO est un OVNI. Créé en 2013, le projet du Sablais Clément se retrouve Inouï du Printemps de Bourges avec relativement peu de concerts, du son sur le net et un premier ep. Mais un son, un univers, un esthétisme qui auront convaincu les professionnels, le propulsant ainsi sur le festival. Rencontre avec un grand discret à quelques heures de son set à Bourges…

Quel est ton parcours ?
J’ai commencé la musique quand j’avais 10 ans avec la batterie, j’ai eu mes premières formations groupes à partir du collège / lycée beaucoup plus orientées rock / garage. Je me suis ensuite tourné vers la musique électronique, au début de mes études, par curiosité mais surtout par soucis de place ! J’y ai pris goût avec quelques projets jusqu’à l’an dernier ou j’ai lancé le projet Jumo, mon premier projet solo. A côté, je suis graphiste et j’essaie de travailler au maximum autour de ces deux casquettes !

Pourquoi faire de la musique ?
C’est une passion avant tout, et un partage énorme, c’est fou de pouvoir faire des sons dans sa chambre et de les amener devant autant de gens, entre les concerts et soundcloud, ça va a une vitesse dingue.

La musique électronique évoque quoi pour toi ?
C’est un moyen d’expression avant tout pour moi, mais très différent de la musique traditionnelle. Il y a tellement de possibilités que pour moi, ce n’est plus du tout la même réflexion en terme de recherche. Cela permet d’expérimenter, de faire des choses impossibles à faire traditionnellement. C’est surtout le moyen de bosser seul ou non, à n’importe quelle heure dans n’importe quel endroit, car je pense que les meilleurs morceaux sont rarement commencés en studio.

As-tu des références majeures en terme d’électronique ? Si oui, depuis longtemps ?
Aujourd’hui j’écoute beaucoup de choses et vraiment pas qu’en musique électronique, mais dans cet univers là, mes références sont Flying lotus, Clark, Rone, Hudson Mohake, Flume évidemment..

 Sur scène, tu mets en avant l’aspect visuel avec le concept de dualité de ton personnage. Graphiquement, qu’est ce que tu cherches à exprimer ? Quelle serait la corrélation avec ta musique ? Et pourquoi cette dualité ? Elle est réelle ?
Il y a sûrement quelque chose de réel, ce sont mes idées et mon travail personnel qui m’ont fait arriver à ce résultat. J’utilise mes questionnements pour produire des choses , ceci me permet d’avancer avec une certaine cohérence. Visuellement, pour le live c’est une recherche esthétique comprise entre des dessins un peu organiques, et des images vidéos. Je travaille sur un jeu de silhouettes qui est censé jouer avec ma propre silhouette sur scène. Ce n’est qu’un début, mais c’est déjà super de pouvoir voir le résultat !

Jumo Crédit Yannick Le MerlusCrédit-photo : Yannick Le Merlus

 

Tu viens d’apparaître sur une compile du label On and On, c’est une fierté ?
C’est une fierté évidemment, j’écoute leur musique depuis que je suis au lycée (C2C, Hocus Pocus et Beat Torrent). Aujourd’hui, c’est énorme de pouvoir avoir mon nom à côté des leurs sur un vrai vinyle ! Mais il y a aussi toute une liste de producteurs hyper talentueux, comme Phazz, everydayz, iamnobody etc…

 Tu as fait quelques remis, c’est un exercice que tu aimes bien ? Dans quelle mesure un remix est réussi selon toi ?
Oui j’aime bien l’exercice à partir du moment où le morceau n’est pas du tout dans le même univers que le mien. J’aime bien remixer des morceaux pop avec des voix très présentes, c’est sûrement pour ça que j’ai naturellement remixer alt j ou portugal the man. J’ai aussi fait des remixes pour des amis, par affinité mais toujours par envie. En ce moment, je prépare un remix pour le groupe Skip&Die avec qui je suis parti en tournée ce mois ci.

 Tu as écouté les autres artistes sélectionnés  ? Tu as eu un coup de coeur ?
Je n’ai pas tout écouté mais je connaissais déjà bien Cotton Claw et les beatmakers du groupe, je suis fan ! Après, j’ai bien accroché sur l’univers de Nuit. Mais, j’ai eu un petit coup de coeur pour Inuït, ils ont certains morceaux vraiment puissants. Je suis décu qu’ils ne soient pas sur la sélection des Inouis !

Tu es à l’affiche du Printemps de Bourges en tant qu’Inouï ce 25 avril, qu’est ce que tu aimerais trouver à Bourges ?
C’est le début pour moi, j’ai déjà des gens qui m’entourent sur le projet, mais je pense qu’il y a encore beaucoup de chose à faire, de personnes à rencontrer, surtout artistiquement, pour des futurs collaborations par exemple !

La suite, des concerts ? Un album ?
Quelques concerts avant l’été oui, quelques morceaux aussi, et je ne sais pas encore comment va se passer la rentrée, mais j’imagine sortir un nouveau cd, avec une direction différente sûrement.

JUMO en concert au Printemps de Bourges – samedi 25 avril, le 22 Est, 18h50 – Bourges

Aller sur le Facebook de JUMO

LA PLAYLIST DE JUMO
https://soundcloud.com/jumoproject/sets/playlist-tohu-bohu/s-VzoDR

Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d'info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d'autres choses.

Soyez le premier à commenter