LA ROUTE DU ROCK : HOMMAGE A LA SCENE

Recordman des passages au festival, en 1993, 1995, 2009 et 2012, Dominique A introduit ce bel ouvrage, ce bel hommage à La Route du Rock, avec une préface emprunte d’humilité et d’attachement pour un festival qu’il résume comme « loin des grands raouts, des gros bidules à merguez que sont les festivals d’été en général avec leurs 18 scènes en simultané (…), une constante qui honore ses organisateurs, toujours plus soucieux de la qualité artistique que de rendement au fût ». Voilà qui est bien résumé. Et c’est ce que Philippe Richard, fidèle parmi les fidèles depuis 1993 à la grande messe indie,  va démontrer avec brio tout au long des quelques 207 pages. Revenant sur les débuts du festival qui sera hivernal les trois premières années, il y trace les portraits des initiateurs, leurs amours de la pop et de la pop new wave. Si les premières affiches sont totalement francophones avec notamment les Little Rabbits ou encore Welcome to Julian, l’ouverture vers la scène anglo-saxonne marquera le festival dès 1993, et l’année suivante, l’événement s’installe un dimanche au fort St-Père avec le premier direct de Bernard Lenoir. Chaque année a son lot de surprises et nouveautés, l’ascension de la Route du Rock se fera tranquillement mais sûrement…
L’approche de Philippe Richard est minutieuse. Minutieux dans le récit de la progression du festival, touchant dans les portraits de ceux présents à le première heure, et habité par la verve artistique quand il relate les plateaux de ces 25 éditions, l’auteur ne sacrifie aucun détail et nous remémore des instants vécus. On y apprend que pas moins de 140 techniciens travaillent sur le festival, que le festival est sur la sellette à plusieurs reprises, que les Smashing Pumpkins ont exigé de l’eau minérale Voss, produite en Suède, sous peine de ne pas jouer le concert, qu’environ 10% du public est british, que près de 700 bénévoles oeuvrent sur le festival. Ajouté à cela des clichés de scène, de public, de bénévoles qui affichent des sourires ou des états de transe, voilà un livre qui, au-delà de retracer la programmation de 25 ans d’existence, sacralise la musique vivante et produit un beau témoignage. L’histoire du festival ici retracée est résolument celle de la musique indé. Et la grande messe a sa bible…

Photo bandeau Thurston Moore Band © Alexis Janicot

 

Dédicace de Philippe Richard ce samedi 19 décembre de 15 h à 18 h en présence exceptionnelle de Dominique A à l’Espace culturel Atout Sud de Rezé.

 

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Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d'info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d'autres choses.

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