Moustache Museum part en campagne

Moustache Museum vous connaissez ? Mais si ! Le groupe folk/rock nantais que l’on compare à Arcade Fire… Ils ont pour projet de sortir un nouvel ep à l’automne. Fred, le guitariste du group,e nous parle de ce projet et de la campagne de financement participatif liée au projet.

Peux-tu me présenter le groupe et son univers musical?
Moustache museum est un groupe de Nantes. Nous sommes 6 musiciens et nous sommes principalement influencés par la musique folk et par le rock.

Pourquoi Moustache Museum ?
On a mis pas mal de temps à se mettre d’accord et on a trouvé ce nom par hasard, ça colle bien au côté cowboy de nos influences et c’est un peu une blague aussi…

Vous êtes actuellement en campagne de financement participatif, à quoi va servir la collecte ?
Nous prévoyons le pressage d’un disque 5 titres OVERSEAS dont les morceaux ont été enregistrés avec le label Ouich’Eaters. L’idée du financement participatif est également (surtout ?) de pouvoir presser un vinyle 33 tours regroupant OVERSEAS et ON THE RUN, notre précédent EP enregistré aussi avec les Ouich’Eaters. La promotion est inclue dans le budget.

Vous sortez un vinyle et un CD, pourquoi sortir les 2 supports?
Les 2 supports nous semblent intéressants. Le CD c’est pour le côté pratique de la diffusion des morceaux. Beaucoup de personnes sont équipées pour écouter des CD, ce n’est pas très cher à fabriquer, on peut donc les vendre moins chers et malgré tout, c’est un support qui reste incontournable. Le 33 tours, c’est l’occasion de rassembler les 10 titres enregistrés avec les Ouich’Eaters, les 2 faces rendent le truc cohérent. C’est aussi un caprice pour l’objet et son histoire car il y a une forte charge affective liée à ce support. De plus, le son du vinyle, colle bien à notre univers.

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Parle nous de Microcultures et de votre partenariat
Comme avec les Ouich’Eaters, c’est une histoire de rencontre. Nous avons croisé la route de Microcultures l’année dernière lors d’une mini tournée avec HOSPITAL SHIPS. Quand s’est posée la question de la sortie des nouveaux titres, nous sommes naturellement allés vers eux. Pour ce projet, Microcultures nous a aidés à concevoir le budget, la campagne de financement et assurera la promotion du disque. Jusqu’ici nous avons toujours travaillé par nous-mêmes, ça nous fait du bien de pouvoir s’appuyer sur une structure professionnelle.

Est-ce selon toi une bonne alternative à l’industrie musicale aujourd’hui?
Oui, dans le sens où cela permet un contact direct entre les artistes et le public. D’une certaine manière, cela encourage les projets un peu fous et hors-normes, et c’est très bien. Je ne pense pas que ce soit une solution applicable par tous les groupes mais dans notre cas cela semble très adapté ! En tant que contributeurs aussi parfois, on voit aussi que cela permet de mieux s’approprier un projet artistique, cela installe une relation plus durable avec le groupe que l’on soutient, pendant et après l’étape de financement.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter de mieux?
Atteindre l’objectif de la campagne bien sûr, mais aussi continuer à faire des disques, des concerts et de chouettes rencontres !

Crédits photos: Amélie Grosselin

Aller sur la page microcultures des Moustache Museum

Chloé Nataf, chargée de développement des musiques enregistrées. Spécialisée dans la distribution, commercialisation et le numérique. Passionnée par les changements du numérique sur notre société. Adore les pêches à la ligne, les vinyles, les bondieuseries, le kitsch. A ces heures perdues, le jour elle brode, la nuit elle mixe.

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