Orange Blossom – Under the shades of violets

On les attendait, enfin moi en tout cas, depuis un bout de temps. Dix longues années précisément et pas mal de bornes au compteur… Au sens propre, ça ne signifie pas que des rides et des bourrelets en plus, ça veut surtout dire qu’Orange Blossom aura fait des kilomètres pour fabriquer un superbe disque aux multiples accents et aux mille parfums. Avec leur précédent album, le bien nommé « Everything must change », tout avait bel et bien changé grâce au terrible et très efficace mariage de rock électro et de musique orientale qui a forgé l’identité du groupe. Carlos Robles Arenas, PJ Chabot et la chanteuse Leila Bounous avaient réussi à mélanger beats qui tapent, lyrisme classique, cuivres, voix orientales et guitares électriques sans tomber dans l’excès.

Les deux musiciens réitèrent le prodige dans un équilibre parfait, accompagnés cette fois-ci par la chanteuse cairote Hend Ahmed, une voix ciselée, envoûtante, souvent à la limite de la transe. Pour cet album à tomber par terre, ils sont allés partout : Egypte, Mexique, Jordanie, Brésil. Ils ont pris le temps de l’écriture et la mesure du voyage pour composer des morceaux complexes mais ô combien irrésistibles : Ya Sidi, commence comme une symphonie tout en vibrations avant de s’étirer lentement à la manière mélancolique de Satie, Mexico fait retentir ses accents romantiques sixties quand Pink Man sonne comme une création hallucinée et déroutante. Le temps, on a aussi terriblement envie de le prendre pour écouter cet album beau, fascinant, émouvant et complètement universel.

Cover Orange Blossomsite

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crédit photo: Adrien Selbert

Journaliste Spécialisée dans les musiques actuelles, l'archi et l'urbanisme.

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