ROTTERS DAMN – BUT MY FRIEND YOU KNOW THAT I THINK I LOVE YOU

Quoi que pourrait nous inspirer leur nom, on est bien loin ici de la quiétude des champs de tulipes et des moulins à vent hollandais. Exit ces paysages paisibles de cartes postales. En lieu et place, le quatuor mayennais de Rotters Damn harnache ses chevaux pour mieux les lâcher dans l’immensité aride d’un Colorado impitoyable. Dans ces espaces sauvages où l’ordre est réglé par revolver et où les carcasses de bétail rappellent l’âpreté de la vie, leur musique suinte le souffre et la sueur. La voix lead, taillée dans la roche, est intensifiée par la force de contre-chants mélodiques et brumeux. Un voile terreux se lève alors sur les ruines d’une diligence tout juste braquée, comme pour nous plonger encore plus dans leur conquête de l’Ouest américain. De leur folk grave et intense, on perçoit comme un désir noir de tout dérober sur leur passage. Le teint crasseux, encore hâlé de poussière, on n’est parfois pas bien loin non plus d’une BO de Tarantino. C’est dire si à l’avenir, ces quatre brigands-là pourraient être eux aussi recherchés… Pour leur talent.

 

Photo bandeau : Rotters Damn – Simon Hermine

 

 

Site ROTTERS DAMN

Soyez le premier à commenter