SAINT-NAZAIRE : TERRE DE JAZZ

Dès ce soir, et ce pendant six jours, démarre au VIP de Saint-Nazaire une focale autour du jazz. Concerts, films, conférence, de quoi éclairer un genre très ancré dans la ville de part son Conservatoire. Manu nous en dit plus sur le pourquoi du comment.

Photo bandeau : Tangerine © Michael Parque

Pourquoi du jazz au VIP ?
C’est l’occasion tous les deux ans, de mettre un coup de projecteur particulier sur cette musique. Si, dans la programmation habituelle de la salle, les spectateurs peuvent retrouver du jazz ponctuellement, dans Jazz au Vip on met le paquet. La salle est littéralement transformée. On démonte la scène, on bouge la régie et le bar et on essaie de créer une ambiance particulière, plus club de jazz que salle de rock.

Selon toi, quelle place occupe le jazz sur le territoire nazaréen ?
Il s’agit d’une musique ancrée depuis très longtemps dans le paysage nazairien. Le Conservatoire de Saint-Nazaire est depuis des années très lié au jazz. Il y a une véritable tradition d’enseignement du jazz ici, et on peut dire la même chose à propos du théâtre. Il n’est pas si courant de voir une scène nationale programmer autant de musiciens de jazz, qu’ils soient français ou étrangers. Et puis, Saint-Nazaire a enfanté beaucoup de musiciens qui, s’ils ont fait leurs premières armes ici, sont partis exercer leurs talents ailleurs. Je pense par exemple à Fred Chiffoleau qui accompagne, entre autres, Philippe Katerine ou Médéric Collignon.

Penses-tu qu’il y ait un public spécifique ou que le public qui viendra sera plutôt musiques amplifiées ?
On espère les deux. Par expérience, on retrouve, bien évidemment des spectateurs férus de jazz, très connaisseurs. Mais nous avons aussi la chance d’avoir un public d’habitués du Vip qui sont ouverts et curieux et qui viendront écouter des musiciens qu’ils ne connaissent pas à priori.

Un film, une conférence, des concerts, le choix de proposer plusieurs formats est pédagogique ?
L’idée est d’abord de balayer un mouvement musical dans son ensemble. Le jazz a 100 ans, donc une histoire riche, qu’il est important de raconter. D’où la projection de « Whiplash » de Damien Chazelle et la conférence concert de Daniel Brothier sur Miles Davis. Ces deux soirée sont des occasions parler des personnalités et de périodes cruciales pour le jazz.

Sur la partie concerts, comment ont été guidés les choix ?
La venue de l’Orchestre National de Jazz est d’abord liée à la volonté de l’ONJ de sortir de son réseau de diffusion habituel (centres culturels, scènes nationales…) pour aller à la rencontre du public des salles de musiques actuelles. Pour nous, c’est une occasion unique de recevoir ces musiciens qui représentent une certaine excellence musicale en France. En ce qui concerne Tangerine et Monolithes, Jazz au Vip a, depuis ses débuts toujours  ménagé une vraie place à la scène régionale, qui est réellement foisonnante. Et pour Kirk Joseph’s Backyard Groove, il faut voir ce concert comme une proposition en contrepoint de l’ONJ. D’un côté l’excellence et une certaine intellectualisation du jazz. De l’autre, Kirk Joseph et ses musiciens incarnent le côté le plus fiévreux et festif de cette musique . Encore une fois, on essaie de montrer la grande diversité du jazz.

Y-a-t-il un autre genre jamais présenté de la sorte que vous aimeriez proposé au VIP ? Si oui, quel serait-il et quels pourraient être les groupes ?
On n’irait pas forcément sur une nouvelle esthétique, mais on aime bien les soirées concepts et les temps forts. Par exemple, pour la clôture de saison, on va accueillir des groupes qui joueront dans plusieurs endroits de la salle. Particularité : ces groupes seront exclusivement des solos ou des duos.

Pièce jointe

Site du VIP

Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d'info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d'autres choses.

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