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Cette photo de l’équipe Yamoy, on peut dire que c’est la grande classe. Regardez bien… Tout à droite… Ce sont les Américains de YO LA TENGO qui posent avec l’équipée sauvage au Lieu Unique lors de la soirée de clôture du festival Soy en novembre 2013. Pas peu fiers les Yamoys ! Derrière ces sourires de passionnés bénévoles, de fin de chantier aussi car c’est la dernière soirée du festival, une certaine anxiété au jour d’aujourd’hui pour poursuivre l’aventure et continuer à pouvoir financer le festival et les concerts organisés tout au long de l’année. Ce 12 juillet 2014, l’association Yamoy organise une soirée de soutien aux Ateliers de Bitche. Pierre Templé, pilier de l’asso, nous en dit plus du pourquoi ce soutien nécessaire.

Crédit-photo : Christian Chauvet

 Peux-tu revenir sur les débuts de l’asso ? Qui, pourquoi ?
Créée en 1999, Yamoy a réellement débuté avec l’organisation du concert de Calc à la maison de quartier de Doulon en décembre 2000. On était alors trois membres actifs, Alexandre Labbé, Arnaud Bénureau, et moi. On a été très vite rejoints par une dizaine d’ami(e)s motivé(e)s à faire venir des groupes qu’on ne voyait pas forcément à Nantes. Et surtout, organiser des concerts était un moyen de faire la fête entre nous, avec les groupes et partager ça avec le public. Puis on a lancé, un peu sur un coup de tête, en 2003 le festival SOY, qui en est aujourd’hui à sa douzième édition.

L’asso Yamoy fête ses 15 ans cette année. Ca t’inspire quoi ?
Qu’on ne rajeunit pas… On est assez heureux, voire fiers des groupes accueillis et des moments passés. Malgré le manque de lieux (avec une jauge de 150/200 pers) en ce moment sur Nantes pour organiser des concerts, on continue de proposer quelques concerts durant l’année, et SOY continue de grandir, d’évoluer selon nos goûts, nos envies…

Cette soirée de soutien, pour quelles raisons ?
L’équilibre financier de SOY est fragile. Malgré les aides privées et publiques (qui ont tendance à augmenter), le festival repose à 70% sur la billetterie et les bars. Il suffit qu’une seule soirée du festival fonctionne moins bien que nos prévisions  pour que  très vite on perde de l’argent. Ça a été le cas en 2013. Nous recherchons donc activement des moyens d’éponger le déficit : partenariats, mécènes… Et pour nous, la solution  la plus simple et la plus rapide pour espérer gagner de l’argent, c’est l’ organisation d’un concert  de soutien. On a demandé à plusieurs groupes locaux  s’ils étaient ok pour venir jouer gratuitement & soutenir Yamoy et ils ont tous accepté : Woodrow, (dont les membres organisent le festival l’Ere de Rien à Rezé), Baston de Nantes/Rennes (avec des membres de Bantam Lyons / The Missing Season…), Republic of Dahu et Warts.

Que manque-t-il à Yamoy ?
Pas grand chose… Un fonds de trésorerie suffisant pour s’assurer un avenir serein… On travaille dans ce sens : recherche de nouvelles subventions, de nouveaux partenariats privés.

Ton concert coup de coeur avec Yamoy ?
Il y en a plusieurs…Trop dur de faire un choix sans trop réfléchir. Je dirais Cyann&Ben au Rue’pture en 2003. On a fait 12 entrées payantes… mais on a passé une super soirée avec le groupe et on a fini au petit matin au marché (galettes/vin blanc). Et puis Six Organs of Admittance, Chris Corsano&Mick Flowers, Dirty Three, Yo La Tengo

Ton rêve le plus fou ?

Une ville où les lieux (bars/clubs…) du centre pourraient faire des concerts sans être menacés de plainte des voisins au premier coup de caisse claire…

Aller sur le site de YAMOY

 

 

affiche_yamoy

 

 

Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d'info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d'autres choses.

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