THE ROOTS AU GRAND T, ODE AUX MOUVEMENTS

Onze hommes dont les corps en mouvement traduisent l’une des dynamiques majeurs de l’époque : exister – se sentir vivant. A l’invitation du festival Hip Opsession, le spectacle de danse The Roots, réalisé par Kader Attou pour la compagnie Accrorap, transporte le public dans un imaginaire tribal où les danses hip-hop s’entrecroisent, se chevauchent, se mélangent. Smurf (ou popping), breakdance, lockin’… , les différents styles et techniques de la culture hip-hop ayant émergé aux États-Unis sont interprétés par la compagnie de danseurs d’une manière époustouflante. Le mouvement y est sacré en tant que puissance, puissance de communication, de revendication, de jeux et de beauté. Le spectacle prend les allures d’une pièce de théâtre où les univers musicaux employés donnent le ton des scènes. Du baroque au burlesque, avec une pointe d’humour, du funk aux rythmiques électro industrielles en passant par un épisode psyché où les éléments du décor deviennent objets en mouvement – note surréaliste surprenante et bienvenue. Le show se décline pendant plus d’une heure trente au travers de symboles et de cultures venant des quatre coins du globe. L’histoire de la Danse comme art fondamental de l’espèce humaine s’y dessine en pluriel. Quelques touches circassiennes, acrobatiques et jazzy (claquettes) se joignent à la richesse corporelle et émotive du hip-hop. Les rythmes s’élèvent, puis se calment, pour rebondir encore et clore le spectacle devant un parterre de spectateurs scotchés. Tonnerre d’applaudissements – les spectateurs se lèvent, remplis de l’énergie communicative du show, et de sa qualité sensitive.

Photo bandeau : The Roots © Mirabel White

 

The Roots, creation de Kader Attou, directeur du Centre Choregraphique National [CCN].The Roots © Julien Chauvet

 

TheRoots_10©JoãoGarciaThe Roots © João Garcia

 

Rédactrice, amatrice de musiques électroniques et d'arts interactifs, je me passionne pour les pratiques culturelles émergentes de la société contemporaine.

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