TOMAWOK : UNE HISTOIRE D’INDIEN

Tomawak, l’indien qui faisait la couverture du magazine Tohu Bohu voilàtout juste trois ans, sort son predeuxièmemier véritable album sur le label manceau Irie Ites. « Weedamuffin » invite Max Romeo, Sizzla, Perfect Giddimani, Burnin’ Spectacular et le rappeur Ksir Makoza pour porter des textes tout aussi engagés que par le passé et des musiques plus abouties encore ! Rencontre avec l’apache engagé.

Photo bandeau – Tomawak © JSL

Peux-tu revenir un peu sur ton parcours, comment tu en arrives à monter ce projet ?
Et bien c’est la suite logique après trois « street albums », une mixtape et un premier album. J’ai fait beaucoup de concerts aux 4 coins de l’Europe et de l’Afrique…  Je suis retourné en Jamaïque pour faire des collaborations d’envergure internationale, j’ai écrit de nouveaux textes, j’ai été contacté par un distributeur, et voilà, le projet est enfin sorti.

Tes précédents groupes étaient dans des veines plutôt fusion, pourquoi ce choix d’une musique plus reggae, rage, dubstep ?
Parce qu’en solo j’ai toujours fait du ragga… J’ai commencé à écrire mes textes ragga  bien avant Zetlaskars, Urban poizon, Grime sin… Ce n’est donc pas vraiment un choix, c’est la continuité de mon projet solo.

Ce deuxième album « Weedamuffin » est-il la suite logique des précédents ? Dans une continuité ou un virage ?
Oui pour moi c’est la suite logique, avec des meilleures instrumentales, des meilleurs textes, meilleurs flows…

Tu endosses à nouveau un personnage d’indien. Pourquoi cela ?
Parce que c’est du Tomawok donc forcément, il y a une histoire d’indien ! C’est aussi une façon pour moi de montrer mon soutien aux peuples opprimés, qu’ils soient jaune, noirs, rouges, blancs…

Tu réussis à mélanger les genres (roots, reggae, ragga, rub a dub, digital, ska, dancehall, dubstep, jungle, stepper…). Comment selon toi arrive-t-on à fusionner cela ?
Il faut juste être ouvert, écouter un peu tous ces styles, écrire dessus, enregistrer, poser en live etc… il faut s’imprégner de chaque style…

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Tomawak – © DR

Les textes témoignent toujours de ton engagement. Les thèmes sont les mêmes ? Les choses que tu souhaites dénoncer sont les mêmes que sur le précédent disque ?
Certains thèmes reviennent, d’autres changent… J’écris comme ça vient, si le morceau me parait bon je le garde. Je ne vais pas forcément chercher à avoir des thèmes super originaux. Par contre, j’aime partir d’un thème simple et le traité de manière originale…

Quelle est ta vision du monde justement ?
Ma vision du monde est qu’il n’est pas juste, que quelques milliardaires contrôlent la planète, et que la grande majorité des citoyens du monde vivent dans la misère…

Peux-tu nous parler un peu des collaborations pour ce second disque ?
J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Max Romeo, Sizzla et Ward 21 en Jamaïque dans de très bonne conditions grâce au label « Irie Ites » en octobre 2014. Tous ont adhéré au projet, après écoute des musiques et discussion sur les textes et les thèmes. On a fait comme Mr tout le monde, papier, crayon, on a écrit et on a enregistré dans la foulée !

Des dates à venir ?
prochaines dates:
21 oct: Sala Apolo / Barcelone  SPAIN
31 oct: La Bellevilloise / Paris (75)
6 nov: Rock school Barbey / Bordeaux (33)
7 Nov: Reggaliz’hit / Monsoult (95)
10 nov: Les Dégoulineurs / Baugé (49)
13 Nov: Walk’art / Chebourg (50)
14 nov: Les Rastas du coeur / Les Pieux (50)
28 nov: Club Meignanne / Pointe noire : CONGO

Ton disque de chevet du moment ?
Le dernier album de Protoje « Ancient future ».

Site TOMAWOK

Rédactrice en chef de ce site internet, chargée d'info-ressources à Trempo. Passionnée évidemment par la musique, toutes les musiques, mais aussi par la mer et la voile, les chevaux, la cuisine et plein d'autres choses.

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