Une rose à « angles » et à « épines »

Écouter Des angles et des épines de Cabadzi, c’est comme imaginer un bar dans lequel Thiéfaine et Damien Saez donnent rencard au staff d’Iam ainsi qu’à l’univers interstellaire de Gasoline et de son « abstract hip hop ». Ils trinqueraient ironiquement, verre de bile noire en main, à l’absurdité consumériste, à l’indifférence malsaine d’une société en mal de sensations fortes. Et puis aux adieux impossibles, aux frustrations grisantes qui font les charmes contradictoires de l’amour. Les arrangements jouent l’audace, mêlant sax, ukulélé et électro aux samples plus traditionnels. On oscille entre l’atmosphère quasi trip hop des White Town et celle blues rock des Scarecrow, sur une tonalité plus nostalgique et mélancolique. Parfois à la limite du poème déclamé, Cabadzi ne se refuse rien, pas même les surgissements lyriques, qui, sublimant ainsi la tragédie du quotidien, font jaillir paradoxalement sa beauté légère, simple et brute.

En concert le 6 décembre à Nantes – Festival Tissé Métisse

covercabadzi

Aller sur le site de Cabadzi

Fan de zic, de ciné et de tout ce qui peut se découvrir et s'apprendre, il aime blablater, partager et s'éclater. Rêve d'inventer des gâteaux qui font maigrir ou, à défaut, un sport qui ne fatigue pas. Est très fier d'avoir réussi à avaler, presque sans grimacer, un flamby recouvert de mayonnaise...mais ne conseille cette expérience gustativo-risquée à personne.

Soyez le premier à commenter