White Elephant

Les premières mesures de « The Meeting Point » laissent entendre les barrissements de l’éléphant blanc, animal mythique dans lequel s’incarne le groupe de trip-hop nantais. White Elephant, à travers ce premier EP éponyme, nous livre un conte sonore électrorock où le pachyderme, esseulé car différent, narre ses aventures sur des riffs de guitare langoureux soutenus par une base rythmique lourde et solide à la fois. La voix se pose sur un ensemble feutré et mélodieux, les jeux créés par l’atmosphère électronique alliée au son brut des instruments ajoutent à notre capacité d’immersion dans l’imaginaire du groupe. Dans leur identité. « People Like Me » sonne une complainte de la solitude moderne, et raisonne comme un écho à la comptine sombre de Radiohead « I Will », dans laquelle des éléphants blancs, des cibles faciles se rencontrent dans le monde réel. Le chant s’y cale tel un cri. « The Roundup » termine le triptyque sur un rythme tribal, relevé par des cordes en arpège, qui s’évapore peu à peu et laisse planer le rêve. White Elephant nous livre ici une première production fluide, et dont la qualité sonore est sans faille. La déambulation musicale de l’éléphant blanc s’apprête ici à s’élever, sans l’ombre d’un doute.

Pochette EP Face white elephant

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Crédit photo bandeau : Morgane Lesné (publié initialement ici)

Rédactrice, amatrice de musiques électroniques et d'arts interactifs, je me passionne pour les pratiques culturelles émergentes de la société contemporaine.

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